Tout sur le phénomène de LA GRANDE MIGRATION DU MARA-SERENGETI
L’écosystème Mara-Serengeti est l'une des destinations safari Big 5 parmi les plus réputées de la planète.
Cette vaste zone transfrontalière entre le Kenya et la Tanzanie abrite une faune et une flore d'une extraordinaire diversité, et offre l'un des plus grands spectacles de transhumance qu’est la Grande Migration.
LE RÔLE DE LA GRANDE MIGRATION
La Grande Migration rassemble plus de deux millions d'animaux, dont environ 200 000 gazelles de Grant, 800 000 zèbres et 1,3 million de gnous se déplaçant à l'unisson. L'immensité des troupeaux crée un équilibre dynamique au sein de l'écosystème. Leurs déplacements influencent tout, de la santé des prairies au comportement des prédateurs. Par exemple, les zèbres broutent des herbes plus hautes et plus résistantes, ce qui facilite l'accès des gnous à des herbes plus courtes et plus nutritives. Ce mode de pâturage atténue également l'intensité des incendies annuels, préservant ainsi les graines et les arbres vitaux et favorisant la repousse de la végétation.
Ce mouvement de migration à travers l’écosystème Mara-Serengeti régule l'équilibre et la diversité de sa flore et les mouvements migratoires de sa faune créent une expérience de safari incomparable.
COMPRENDRE LE CYCLE MIGRATOIRE
Le mouvement migratoire se déroule non pas en deux saisons distinctes, mais bien sur toute l'année en un déplacement circulaire tel les aiguilles d’un cadran. Les troupeaux se déplacent continuellement du nord au sud au gré des pluies saisonnières, maintenant ainsi un cycle annuel.
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LE MOUVEMENT DE DÉCEMBRE À AVRIL :
Les troupeaux se déplacent vers les plaines du sud pour s’empâter des herbes nutritives riches en nutriments qui y sont en abondance durant cette période et pour donner naissance à leurs petits. Car avec l'arrivée des pluies, le paysage se transforme en d'immenses plaines verdoyantes et luxuriantes.
Pendant cette saison de mise bas, il est estimé que 500 000 gnous naissent en quelques semaines seulement ; plus de 9 000 pourraient naître en une seule journée. Cette synchronisation des naissances est un mécanisme stratégique de survie : en submergeant les prédateurs par leur nombre, les chances de capturer un seul gnou sont réduites. Cette période est cruciale pour la survie de l'espèce, car elle assure le renouvellement du troupeau.
Il ne faut pas se cacher que cette période des naissances des herbivores attire également de nombreux prédateurs. Lions, hyènes, guépards et léopards sont tous attirés par la région, profitant de l'abondance de ce festin qui est l'occasion de nourrir leurs petits.
Assister à la naissance d'un gnou est une expérience de safari unique en son genre. Les gnous mettent bas debout, et quelques minutes après leur naissance, ils sont debout, chancelants mais déterminés à se mouvoir. Ce développement rapide est vital, car ils doivent être prêts à se déplacer avec le troupeau presque immédiatement pour éviter la prédation.
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LE MOUVEMENT DE JUILLET À OCTOBRE :
La migration atteint le nord du Serengeti, où les troupeaux tentent les traversées spectaculaires de la rivière Mara qui sépare la Tanzanie du Kenya. Ces traversées constituent un moment fort de la migration et peuvent être très fréquentées par les véhicules de safari, mais les observer est une expérience palpitante et exaltante.
Les troupeaux traversent la rivière Mara à plusieurs reprises durant ce cycle avant de retourner vers les régions centrales du Serengeti. Ces mouvements étant imprévisibles, il est impossible de prévoir longtemps d’avance où le mouvement sera à une date près.
Bon an mal an, le troupeau peut être hâtif ou tardif à atteindre la traversée. Ce genre de voyage se réservant au minimum un an à l’avance, les voyageurs qui désirent réserver leurs places aux meilleures loges, opteront pour combiner un séjour dans le Serengeti ET un second dans le Masai Mara. Ainsi, vous augmentez, et de beaucoup, vos chances d’être au bon endroit au bon moment !
Puis, le troupeau se disperse à nouveau en novembre pour finalement se diriger vers le sud en décembre, recommençant ainsi le cycle.
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LES ENTRE ‘’HAUTES SAISONS’’
En novembre et d’avril à juin, la migration se fait entre deux secteurs ; ces mois constituent donc une période de transition pour observer les troupeaux. Novembre est synonyme de courtes pluies, avril et mai de longues pluies. L'herbe est donc verte durant ces mois dans tout le Serengeti. Les gnous sont donc plus dispersés qu'en période de pointe. On y voit donc moins de ces grands troupeaux denses qui font l'enthousiasme !
Cependant, visiter l’écosystème Mara-Serengeti pendant les mois les plus calmes a de gros avantages. Cela permet de profiter de paysages époustouflants et d'une excellente observation de la faune, quasiment juste pour vous, car le nombre de voyageurs est beaucoup moins important. Et les prédateurs eux, ne migrent pas, ils sont territoriaux. De plus, les prix sont moins élevés, ce qui est un net avantage comparé à ceux pratiqués en haute saison !
A QUELLE CATÉGORIE DE VOYAGEURS S'ADRESSE LA GRANDE MIGRATION
On dénombre pas moins de 150 camps/lodges dans le parc National du Serengeti et de nouveaux joueurs viennent se greffer à ce nombre année après année. Pour faire le bon choix, plusieurs facteurs sont à prendre en ligne de compte : le niveau de confort, la composition de votre groupe (adultes/enfants), les activités auxquelles s’adonner, etc…et le facteur prix qui module ce que vous aurez comme expérience immersive à la fin!


